Sur le côté, vous pouvez voir de la cuisine faite chez moi. Cette cuisine est simple et elle se mange dans tous les foyers.
Si certains d'entre vous a faim après avoir vu les photos, il demande à sa maman ou son papa de m'envoyer un mail et je lui envoye la recette.
Bon appétit!

mardi 14 août 2012

La tête pressée.

Non, ne croyez pas que Clément s'est pris la tête! Non...
Aujourd'hui, nous avons décidé, tous les deux, de faire de la tête pressée.
Mais, qu'est-ce encore de cette invention?
C'est un plat de viande à base de tête de porc et de morceaux de veaux.
Premièrement, il faut une tête de porc et une demi-tête de veau. Et là, nous avons déjà un problème, car en Argentine il est presqu'impossible de trouver de la tête de veau. Et pourtant, c'est pas faute qu'on n'en tue pas! Mais que font-ils donc avec cette tête? On se le demande!
Pour remplacer la tête de veau, on mettra de l'ossobuco et des os de veau.
Ici, nous avons mis une tête de porc, un ossobuco complet et du "matambre", c'est la viande qui se trouve entre la peau et les côtes de veau. Nous y avons ajouté des os de porc et de veau de la peau et graisse de porc
Nous avons tout placé dans deux marmites et nous y avons ajoutés des légumes et des épices.


Comme légumes, il y a un quart de poivron, une courgette, quatre carottes, un gros oignon, un céleri, une tête d'ail, une tomate, une aubergine, du sel, du poivre, trois clous de girofle, deux feuilles de laurier, du thym, de l'origan, une branche de romarin, des feuilles de sauge et de la noix de muscade et un cube bouillon de viande. On fait bouillir le tout jusqu'à ce que la viande se détache des os. Pendant la cuisson, bien retirer l'écume qui se forme en permanence sur le dessus de la casserole.


Une fois bien cuit, on retire toute la viande autour des os et le croquant, et on place le tout en attente, dans un plat.

On découpe tous les morceaux de viande, de gras et de peau de la tête du porc, la langue, les joues, et le cerveau.


On retire la moëlle des os et on la met avec la préparation.


Une fois le tout bien décharné, on y ajoute les légumes et on coupe le tout, soit à la main en morceaux fins, soit à la machine.

Le hachis est maintenant prêt. Il suffit de le goûter pour éventuellement lui ajouter du sel, du poivre et de la noix de muscade pour une meilleure saveur.

Bien mélanger le tout.

Ajouter de la gélatine sans saveur hydratée auparavant avec un peu de jus de cuisson et l'ajouter à la préparation.


Préparer un plat avec, sur le fond, un demi oeuf cuit dur et des rondelles de cornichons qui formeront un joli dessin et donneront une touche supplémentaire de goût à la tête pressée.


Déposer le hachis dans le plat et bien applatir. Sur le dessus, y verser la gélatine, qui reste, pour couvrir et sceller le tout.

Voilà, la préparation est bonne pour mettre au réfrigérateur, ou, s'il y en a de trop, on peu la congeler.

Cette "douceur" sera découpée en tranche et servie avec de la salade et des frites, ou sur une tranche de pain avec un doigt de moutarde ou comme morceaux pour l'apéritif.
Bon appétit.

Cette préparation était, dans le temps, la charcuterie du pauvre, et les enfants en avaient dans leurs tartines pour aller à l'école.

Pour Clément, pas de problèmes, il voulait déjà la manger chaude!



dimanche 29 juillet 2012

Les ñoquis du 29.


Oui, Clément, nous sommes déjà le 29 juillet. Mais sais-tu ce que l'on mange, en général, le 29 de chaque mois, en Argentine?
Non?
Et bien, nous allons faire une recette que j'ai appris lorsque je suis allé au cours de cuisine à la "Sociedad de Fomento" (la Société de la maison de quartier). Chaque quartier, à Mar del Plata, a sa "Sociedad de Fomento" et où nous habitons, nous avons la "Sociedad de Fomento del Barrio Constitucion" (la Société de la maison du quartier Constitution). Ce cours était gratuit et  on y a appris beaucoup de recettes argentines, très faciles à réaliser.
Ce qui fait que aujourd'hui, 29,  nous allons préparer des "ñoquis".
Toutes les mamans peuvent la préparer car elle est très simple et ne prend pas beaucoup de temps. C'est excellent.

Pour commencer, nous allons préparer tous les ingrédients.
De l'eau: 250cc.
Du beurre: 50 grs.
De la farine: 166 grs. + un peu de farine pour après.
Un oeuf entier plus un jaune.
Du fromage râpé: 50 grs.
Une pincée de sel.


Voilà, c'est tout. Tu as bien vérifié que j'avais tout?


Bon si tu restes à cette place là, tu vas finir par de brûler!
Nous avons mis l'eau dans une petite casserole avec le beurre et nous le faisons chauffer en mélangeant les deux ingrédients. Dès que c'est bien chaud, on y ajoute toute la farine et on mélange vite et fort pendant quelques minutes pour obtenir une pâte bien lisse.


 Bon, t'as vu? C'est simple! Mais recules car c'est très chaud.


Et lorsque cette pâte est prête, nous la mettons dans un grand bol pour pouvoir la travailler à la main. Attention que la pâte est très chaude, il n'est pas question de se brûler et pour çà, nous attendons quelques instant pour qu'elle refroidisse un peu.



Nous y ajoutons les oeufs et, avec la main, on mélage bien l'oeuf et la pâte, attention, c'est toujours chaud. Une fois bien amalgamé, nous y ajoutons le fromage râpé. et mélangeons de nouveau.


La pâte est maintenant prête.


Attention, Clément ceci n'est pas un ballon de football! On va maintenant la préparer pour en faire des rouleaux de 1cm de diamètre environ.


 
Préparer un pâton et le rouler sur un peu de farine étendue sur la table de travail.


Maintenant, avec les dix doigts, on va étendre ce pâton en le roulant doucement. et qu'il s'allonge pour avoir un rouleau de +/- 1 cm de diamètre.


Couper des morceaux de 1 cm avec un couteau. Là, fait attention à tes pieds! Car le couteau est un outil très dangereux.


Voilà, les ñoquis sont prêts à être cuisinés. Les mettre dans un plat avec un peu de farine et les bouger dans tous les sens pour que la farine aille de tous côtés. Çà t'a plû de te faire balancer!


Nini pour l'instant commence la sauce et les fricadelles (en Belgique, ce sont des boulettes) qui vont accompagner les ñoquis. Eloignons-nous car elle n'aime pas que l'on soit dans ses pieds lorsqu'elle cuisine.


Ah! voilà Aïnara, notre petite voisine. Elle a le même âge que vous et elle va m'aider, également à mettre la table et à cuire les ñoquis.
On jette, dans l'eau bouillante, les ñoquis et on attend qu'ils cuisent. Je vois que Aïnara t'as déjà adopté. Fais attention car elle est terrible!
Tu vois, tous les ñoquis sont revenus à la surface et on les laisse une minute et puis on les retire avec une écumoire.
Maintenant que les ñoquis sont sur le plat (il y en a pour 4 à 5 personnes), nous allons prendre la sauce que Nini a préparé.

Ainsi, c'est très présentable avec la sauce tomate et bien appétissant.

Et pour couronner le tout, les fricadelles de viande que Nini a préparées. Viande de veau et viande de porc avec tous les ingrédients naturels du jardin. (thym, origan, romarin) et épices (sel, poivre noir, noix de muscade), plus un oignon coupé très finement.


Sur le temps de notre préparation, les parents de Aïnara sont arrivés avec l'apéritif. Son papa s'appelle Nestor et sa maman s'appelle Karina. Aïnara leur a expliqué qui est Clément et leur a dit de bien prononcer son nom. Aïnara est une chipie!



Nestor, le papa de Aïnara a préparé lui-même, de la Bondiola. C'est un très bon morceau de porc que l'on prépare avec du sel et ensuite des épices et que l'on laisse sécher pendant un mois. Maintenant, il est fier de son travail et vient nous le faire goûter. C'est excellent!


 Il n'y a plus qu'à servir!


Mais je vois que Aïnara et Clément sont déjà occupés à manger. C'est vrai qu'il faut manger chaud!


Mais sous chaque assiette se cache un secret. On y a déposé un billet de 2 pesos. Ceci nous donnera de la chance pour le mois qui suit. Bien entendu, le billet sera pour celui qui a tout mangé.


 Et pour le dessert? Là, Nini et Aïnara sont complices pour toujours faire de la gelée de fraise. C'est très rafraîchissant. C'est étonnant que Clément n'est pas encore tombé dans l'assiette!


Ouille! ouille! Clément fait déjà les yeux doux à Aïnara...

Mais il me reste à vous raconter l'histoire du ñoquis argentin le 29 du mois.
Dans le temps passé, il était commun de voir beaucoup de gens avoir un poste de travail dans l'administration alors qu'il n'y avait pas de place disponible. Ces personnes étaient placées sur un poste par un parent, un ami et il leur était demandé de rester chez elles et de ne venir que le 29 du mois pour toucher leur salaire. De là est venu l'histoire du "ñoquis", car il venait le 29 du mois. Et ils sont nombreux! On les appelle des "ñoquis"!
Le ñoqui est un plat italien qui ne coûte pas cher et qui se faisait en fin de mois lorsque le salaire était épuisé.
La recette du ñoqui peut se faire également avec des pommes de terre.
Voilà.
Clément regarde maintenant les jeux olympiques de Londres avant d'aller dormir.
Demain est un autre jour!